• Cabinet de psychologie à Mulhouse

    CABINET DE PSYCHOLOGIE
    ET DE SEXOLOGIE

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    Notre cabinet réalise 2 types de prestations :

Projet trans-identitaire

Les sujets ayant un projet trans-identitaire sont des personnes, hommes et femmes, qui ressentent une identité de genre ne correspondant pas à leur sexe de naissance.

Cette problématique n’a rien à voir avec l’orientation sexuelle qui est une autre question puisque un homme souhaitant devenir une femme pourra tout autant être hétérosexuelle, qu’homosexuelle ou bisexuelle.

La transition identitaire devra passer par des modifications psychiques et physiques en direction du sexe opposé afin que le sexe corresponde à l’identité. Des protocoles de soins spécifiques permettent de réaliser ces transitions de façon médicalement contrôlée.

Toutefois, il existe un pourcentage d’individus qui après être passés par l’hormonothérapie et/ou la chirurgie ne parviennent pas à être épanouis avec le résultat obtenu et regrettent leur démarche.
Des études réalisées sur le devenir des personnes trans-hormonées et opérées montrent qu’elles peuvent développer des sentiment de regret. Une étude suédoise de 1990 a trouvé un taux de 3,8 % de regret. Ces situations où les individus regrettent rétrospectivement la démarche trans-identitaire ne devraient plus exister car elles sont le début d’une longue souffrance morale, sociale et juridique. En effet, d’une part les regrets ne servent à rien puisqu’il n’est alors pas possible de revenir en arrière et d’autre part, les patients se retournent juridiquement contre les médecins en leur faisant des procès. Quand on informe les patients qu’il existe un pourcentage de regret après les transitions, ils disent tous que cela ne les concernera pas car ils ressentent un tel besoin de changement qu’ils ne peuvent concevoir de regretter un jour ce qu’ils désirent aujourd’hui. Le problème est qu’il peut y avoir des différences significatives entre ce qu’ils imaginent qu’ils seront physiquement après la transition et ce qu’ils seront réellement.

Pour toutes ces raisons, des procédures de précaution ont été mises en place afin d’éviter aux patients de se retrouver un jour dans une telle situation. La première de ces procédures est l’examen psychologique ou psychiatrique approfondi afin d’évaluer si le projet repose sur de bonnes ou de mauvaises motivations et afin de rechercher si le sujet présente des maladies psychiatriques car ces personnes en particulier sont plus sujettes à présenter des regrets que les autres.

Il est fortement conseillé pour obtenir ce certificat de s’adresser à des professionnels de santé mentale dont la profession est règlementée (psychologue ou psychiatre) car les autres professions « psy » n’ont pas nécessairement les compétences sur le plan psychopathologique pour réaliser cet examen. de la compétence du praticien auquel vous vous adressez dépendra votre encadrement sécurisé et l’accueil qui vous sera réservé par les autres spécialistes qui interviendront dans le projet.

Cet examen psychologique approfondi peut faire l’objet d’une consultation comme de plusieurs. En général, le praticien rencontre plusieurs fois le patient car il est difficile de cerner le fonctionnement psychique et la vie du sujet en une rencontre. La première étape va être d’obtenir un certificat d’absence de contre-indication au projet trans-identitaire. Ce certificat va permettre au patient de démarrer les traitements médicamenteux pour débuter la transition car l’endocrinologue réclamera systématiquement ce document de même que le chirurgien. Dans la plupart des cas, soit le praticien est favorable et donne le certificat, soit il ne l’est pas et il ne le donne pas. Dans certains cas, quand le praticien est favorable mais a identifié certains points psychologiques qui nécessitent à ses yeux d’être travaillés (car pouvant avoir une incidence sur le projet), il peut demander au patient d’effectuer quelques séances de psychothérapie préalables à la délivrance du certificat.

Pour des raisons de fragilité psychopathologique, nous n’acceptons plus les patients âgés de moins de 25 ans au moment de l’évaluation psychologique.

Notre cabinet travaille en réseau avec les médecins spécialistes (radiologue, endocrinologue et dermatologue) qui mettent en œuvre les différentes étapes de la transition sur le plan médical. Le psychologue-sexologue coordonne le projet, il fait le lien entre les différents intervenants (médecins spécialistes, médecin généraliste, assurance…) et assure le suivi psychologique et sexologique tout au long de la transition et également après la transition si les patients en ressentent le besoin.

Enfin, il faut savoir que, bien souvent, tout ou partie de ces soins resteront à la charge du patient (non prise en charge par la sécurité sociale) et qu’il est par conséquent avisé d’avoir des revenus suffisants au moment où l’on souhaite démarrer un projet aussi important.